Du Baba au rhum... aux Babos à la bière (artisanale)
Il est loin. Très loin le temps où je croisais les "faux" jeunes-babos devant le marché Plus à 20h45 quand on allait chercher des bières avec Olivier. Il est encore plus loin le temps où les Arts plastiques du Castel nous bassinaient avec des "Quoi ? mais t'as pas vu Gadjo Dilo ??!!".
Le temps à passé, je suis parti, j'ai arrêté de d'éviter des dead-loques pour rencontrer des dreadlocks. Je me retrouve aujourd'hui dans le coeur du Hippieland français (en tout cas Cévennol). Non je ne parle pas de courses hippiques mais biens des babas-cool, hippies, babos, marginaux, on les appellent comme on veut.
Mais ici c'est autre chose. Le marginal ici, c'est monsieur toutlemonde. Les rmistes remplacent les cadres. Tout se croise : dread-locs et cheveux gris ; tunning et calèche ; fromage de chèvre et saucisse à l'ail.
Samedi soir j'étais au concert de Bas les pattes et de La Machine.
Festivité parmi les festivités, ici le bal folk est roi et tout le monde sait danser. Mazurka, valse, bourrée à 2 ou 3 temps, cercle circassien, scottish, j'en passe et des meilleurs. J'ai vu des gamines de 12 ans qu'on imagine aisément sur skyblog, j'ai vu des gros bras (limite les maoris à côté c'est des danseuses d'opéra) passionnés de tunning, j'ai vu des danseuses de flamenco, des profs du cfppa, des technicien en informatique, des handicapés mentaux, des jolies filles aussi bien sûr. Et tout ce beau monde sait, et veut, danser.
Moi j'ai surtout passé mon temps à regarder puisqu'il me faut encore apprendre les pas, parfois bien compliqués. Et même si j'avais appris tout ça lors d'un bal folk à Millau l'année dernière, il faut se remettre dedans et comme ça part au quart de tour, c'est pas si simple.
J'ai eu la chance de me faire accorder un accès à l'adsl pour vous permettre de partager, ne serait-ce que quelques secondes, les émotions d'une telle soirée.
Et une deuxième partie tout aussi mouvementée avec des rythmes encore plus traditionnels (vielle, cornemuse). L'ambiance étant déjà installée par Bas les pattes (qui vient de la région, tout le monde les connait, sauf moi evidemment), ils n'ont fait que continuer dans la lignée.
C'était bien, sauf que si le contrebassiste n'avait pas été le sosie de Benjamin Giraud (sans commentaires...), je pense qu'ils auraient eu une meilleure appréciation de ma part. Un petit film quand même pour amuser la galerie.
J'ai hesité à parler de ma soirée de vendredi au Pont-de-Montvert où était proposé le visionnage de Enfin Pris ? de Pierre Carles sur la critique des médias, suivi d'un débat animé par une association prônant l'éducation populaire, mais vous alliez me demander après dans quelle époque je vivais.
En tout cas, on ne s'ennuie pas ici, en tout cas pas moi, et c'est pas près de s'arrêter. A suivre...
3 commentaires:
Ah la vache, c'est vrai que même de loin, le contrebassiste, on s'attend à ce qu'il entonne "reluque la gonzesse"!!!
C'est clair que de ce temps là il vaut mieux garder les courses au marché plus avec Olivier...
Tiens, d'ailleurs, j'ai jamais vu Gadjo Dilo.
"QUOI???? Tu l'as jamais vu???"
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